En psychologie, la résilience correspond à la capacité d’un individu à faire face au stress et aux épreuves difficiles. Lorsqu’elles vivent des traumatismes, les personnes qui ont acquis ces compétences rebondissent. Elle se reconstruisent facilement et deviennent même plus fortes. Nous verrons dans cet article trois précieuses techniques pour développer sa résilience. Mais avant de les découvrir, je vous invite à écouter ce petit conte oriental. Je vous le lis. C’est l’histoire de la fougère et du bambou. Vous saisirez mieux le concept de résilience.

1. Développer sa résilience grâce à l’écriture expressive

Lorsque nous venons de traverser un évènement éprouvant, nous avons tendance à le revivre en boucle. Or, la rumination ne nous aide pas à guérir ni à avancer. Un moyen efficace pour développer sa résilience consiste à pratiquer l’écriture expressive. Cette technique, imaginée par le psychologue J. Pennebaker dans les années 90, s’inscrit dans le champ des thérapies cognitives et comportementales.  Le principe consiste à se pencher sur une épreuve difficile qui est à l’origine d’un stress (désolée pour le contexte, mais c’est une étape indispensable pour accéder à un mieux-être).

Carnet pour s'exercer à l'écriture expressive
  • Dans un endroit calme, replongez-vous dans un évènement douloureux qui ne vous affecte plus aujourd’hui. Il peut s’agir d’un contexte différent chaque jour.
  • Explorez tous vos ressentis et vos pensées. Il s’agit en réalité de tous les facteurs de stress que vous saurez surmonter aisément à l’avenir.
  • Durant 15 à 20 minutes, décrivez ces émotions négatives dans le détail. Cela vous aidera à augmenter votre capacité de résilience.

Ne vous souciez pas de la qualité de vos phrases. On n’attend pas de vous un chef d’oeuvre littéraire. Mais vous devez essayer d’identifier les émotions associées à cet évènement. Puis de les retranscrire sur papier. À l’issue de ces quatre séances, recommencez l’exercice. Par contre, cette fois-ci, vous vous mettrez dans la peau d’une personne impliquée dans la situation. Imaginez comment elle l’a vécue, puis décrivez son point de vue et ses ressentis. Selon une étude réalisée en 1988, cette confession à soi-même se révèle puissante pour gérer son stress dans un processus de résilience.

2. Apprendre à être résilient par l’approche positive

Ici, nous vous invitons à penser à un évènement contrariant. Puis vous essaierez d’énumérer trois aspects positifs de cette situation. Par exemple, vous avez été en retard au bureau, car vous aviez manqué le bus. Vous pourriez alors imaginer que le fait de l’avoir couru après vous a permis de faire un peu d’exercice. Au final, vous avez de la chance d’habiter dans une zone où les transports en commun passent fréquemment. Enfin, ce désagrément ne risque plus de se reproduire, puisqu’il vous a décidé de circuler en vélo. Ce qui est bon pour la santé et bon pour la planète 😊. Avoir des pensées positives régulièrement permet d’augmenter sa capacité à limiter toute forme de stress.

Et elle fonctionne vraiment. En tout cas, c’est ce que l’expérience menée en 2014 a démontré. En effet, cette approche positive face à une situation désagréable a permis aux participants (de l’expérience) de réduire leur négativité au fil du temps. Ils l’avaient appliquée chaque jour, durant trois semaines. Quant aux pessimistes qui avaient participé à l’expérience, ils déprimaient moins.

En revanche, cette étude a également révélé que les effets se dissipaient au bout de deux mois. Nous pouvons donc en déduire qu’il faut regarder le bon côté des choses continuellement pour maintenir un état d’esprit positif dans le temps. Forcément, en ayant souvent le moral, vous développez votre force de résilience. De ce fait, vous traversez plus aisément les événements traumatiques.

3. Développer sa résilience en cultivant l’auto-compassion

L’auto-compassion c’est l’art d’être indulgent avec soi-même. Elle représente une technique de gestion du stress efficace. Il suffit de penser à notre comportement envers un·e ami·e. Éh bien, nous devons nous traiter de la même manière : avec gentillesse et bienveillance. Cela ne signifie pas que les gens qui sont maladroits avec ce concept manquent de compassion envers les autres. Simplement, ils sont plus exigeants envers eux-mêmes.

Développer l’auto-compassion nous aiderait à mieux nous accepter. Plutôt que de se contraindre à faire toujours mieux, toujours plus, nous pourrions soigner nos douleurs avec plus de chaleur et sans jugement. Car ne l’oublions pas : « le mieux est l’ennemi du bien ». Si vous souhaitez devenir une personne résiliente, ne passez pas à côté de cette pratique. La bonté personnelle renforce non seulement notre résilience, mais elle préserve votre santé mentale en vous libérant du stress inutile.

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Cependant, si cette discipline représente un défi pour vous, vous pouvez tester l’exercice ci-après :

  • Étape 1
    Préparez une feuille de papier ou ouvrez un document sur votre ordinateur. Dans un premier temps, imaginez un situation où l’un de vos amis ne se sent pas bien. Que feriez-vous ? Que lui diriez-vous ? Notez vos actions et décrivez le ton avec lequel vous vous adressez à lui.
  • Étape 2 :
    Dans cette partie, vous êtes la personne qui éprouve un mal-être face à un évènement. Comment réagissez-vous ? De la même manière, décrivez la façon dont vous vous considérez habituellement et le ton que vous employez envers vous-même.

Maintenant, reprenez vos notes, puis comparez les deux situations. S’il y a une différence, essayez de repérer les raisons qui vous conduisent à vous malmener. Alors que vous vous comportez tout autrement envers ceux que vous aimez. Enfin, réfléchissez à ce qui changerait si vous vous parliez comme à un ami, dans ces moments difficiles. Écrivez-le. La prochaine fois que vous vous retrouvez dans le tourment, repensez à cet exercice en essayant de vous exprimer avec douceur. Puis observez les changements…L’auto-compassion améliore la résilience.

La résilience, c’est l’art de naviguer dans les torrents

Boris Cyrulnik

Bien que certaines personnes semblent traverser les passages douloureux de la vie plus facilement que d’autres, ce n’est pas quelque chose d’inné. La résilience se travaille. Et nous pouvons tous l’acquérir, comme n’importe quelle compétence. Avec de la pratique et de l’entraînement, le tour est joué ! Autrement, un accompagnement orienté psychologie positive peut vous aider dans cette démarche.

Avez-vous déjà testé ces exercices ? Partagez-moi vos expériences en commentaires..

Source podcast : article Positivr – 2018

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